Réduction des services chez Postes Canada

Réduction de services, augmentation des tarifs et
disparition de la livraison à domicile pour des millions de personnes

Je vous invite à signer la pétition ci-jointe:

PETITION_POSTES_CANADA_Legal.docx

Le 11 décembre 2013, Postes Canada a annoncé des réductions importantes de ses services, dont l'élimination de la livraison à domicile, l'augmentation des tarifs, des mesures de privatisation et des milliers de pertes d'emploi.

L'annonce a été faite de façon cynique au lendemain de l'ajournement des travaux de la Chambre des communes, probablement dans l'espoir que les élus ne seraient pas en mesure de réagir. Le ministre responsable de Postes Canada, après avoir fait une déclaration écrite appuyant ces réductions, refuse depuis de répondre aux questions.

Depuis janvier 2012, des douzaines de bureaux de Postes Canada ont été fermés ou ont donné un préavis de fermeture. Les services dans les régions rurales ont été particulièrement touchés partout au pays. Maintenant, Postes Canada a annoncé qu'elle éliminerait la livraison à domicile dans les régions urbaines, qu'elle continuerait à privatiser les comptoirs postaux, qu'elle augmenterait les tarifs postaux radicalement à 1 $ par timbre et qu'elle mettrait à pied de 6 000 à 8 000 employés. Ce n'est pas la première fois que les conservateurs font  le coup : sous le premier ministre Brian Mulroney, les conservateurs avaient fermé plus de 1 500 bureaux de poste d'un bout à l'autre du pays.

Ce processus a manqué de transparence. Postes Canada a mené des consultations plutôt superficielles – sur invitation seulement et les commentaires devaient être soumis d'avance. Postes Canada n'a pas organisé de rencontres avec les communautés touchées. Elle n'a pas rendu public le nombre de plaintes reçues du public après les dernières compressions
et laisse beaucoup de questions sans réponse.

En juin 2011, Postes Canada a imposé un lock-out à ses employés, entraînant la fermeture complète de ses activités et son premier déficit en 15 ans. Postes Canada a réalisé des profits de 1,7 milliard $ au cours des 15 années qui ont précédé le lock-out de 2011. Le déficit actuel est utilisé par les conservateurs pour justifier ces réductions de services.

Le premier ministre a nommé un nouveau PDG quelques mois après le lock-out, lui accordant un salaire d'un demi-million de dollars et un bonus de 33 %. Cinq mois plus tard, Postes Canada annonce qu'elle retirait les assurances-médicaments et d'autres avantages sociaux de tous les employés, y compris ceux qui étaient en congé de maladie ou d'invalidité. Ils ont ensuite décidé d'interrompre les services de Postes Canada.

Les conservateurs ne considèrent aucunement de nouvelles façons de générer des revenus chez Postes Canada en modernisant et en améliorant les services, notamment le commerce électronique et les services financiers, vers lesquels se sont tournés avec succès d'autres services postaux ailleurs dans le monde.