LES COMPRESSIONS DES LIBÉRAUX DANS LE DOMAINE DE LA LUTTE AU VIH/SIDA AU VIH/SIDA

L’Agence de la santé publique du Canada coupe des fonds à des organismes canadiens de lutte contre le VIH

À peine deux semaines après que le gouvernement a promis de verser 804 millions $ pour des efforts internationaux visant le sida, le paludisme et la tuberculose à l’occasion de la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, des organismes du domaine du VIH/sida apprennent que leur financement venant du gouvernement fédéral sera amputé sévèrement ou aboli, aux quatre coins du Canada.

L’effet du retrait de financement aux organismes de lutte contre le VIH sera ressenti d’un océan à l’autre et il affectera le plus lourdement les personnes qui vivent avec le VIH. Les organismes financés et ceux dont le financement a été amputé ou aboli perçoivent un virage dans l’attribution du financement : on délaisse le financement de la prévention et du soutien, pour financer la prévention dans les populations clés uniquement, et cela laisse d’énormes fossés. Si l’on n’offre pas de services aux personnes vivant avec le VIH, le Canada ne peut avoir aucun espoir d’atteindre la cible 90-90-90 de l’ONUSIDA en dépit de l’appui que lui a exprimé la ministre de la Santé, et de l’absence de plan national alternatif.

Selon le porte-parole du NPD en matière de santé, Don Davies, les néo-démocrates du Canada "sont profondément déçus d’apprendre que le gouvernement libéral a sabré le financement de plusieurs organismes de lutte au VIH/sida. Ces décisions malavisées en matière de santé nuiront aux efforts de ceux et celles qui travaillent fort pour lutter contre le VIH/sida au Canada et affaibliront le soutien offert aux personnes qui vivent avec ces maladies."

Je me joins à sa demande : La ministre doit rétablir le financement, et ce, immédiatement.