LE NPD EXIGE UN MORATOIRE SUR LA VENTE DE LA MAISON DE RADIO-CANADA

MONTRÉAL — Le NPD demande au gouvernement libéral de suspendre immédiatement la vente de la maison de Radio-Canada à Montréal. Un moratoire permettrait d’explorer les meilleures options possible, de les chiffrer et de les rendre publiques, tout en ne donnant pas l’aval à une vente irréversible et finale.

 

« Le conseil d’administration de Radio-Canada, nommé par les conservateurs, continue la démolition de notre diffuseur public, et ça se passe sous le regard des libéraux. La ministre Joly a le pouvoir de dire non et de décréter un moratoire, a déclaré le porte-parole en matière de patrimoine et de culture, Pierre Nantel (Longueuil—Saint-Hubert). Tout ça se fait dans l’absence totale de transparence. Pourtant, ce sont les citoyens qui auront à assumer la facture pour remplacer la Maison. »

 

Après la saignée imposée par les conservateurs, des millions de citoyens ont voté en octobre dernier pour faire revivre Radio-Canada. Pourtant, les mauvaises nouvelles continuent sous les libéraux : une pancarte « à vendre » est devant la Maison. Cette décision, prise dans le secret par un conseil d’administration nommé par le gouvernement précédent, risque de sacrifier un symbole de la Révolution tranquille au Québec.

 

« La vérité, c’est que la tour n’appartient pas à la direction de Radio-Canada, elle appartient au public, a ajouté la députée Hélène Laverdière (Laurier—Sainte-Marie). La Maison de Radio-Canada est au cœur d’un riche écosystème culturel et social et les décisions prises concernant son avenir auront un impact majeur sur le quartier Centre-Sud. »

 

La décision de vendre a été prise dans un climat opaque, sans avoir consulté les acteurs concernés dans un passé récent et sans aucune transparence. Le gouvernement doit imposer un moratoire afin que la meilleure décision soit prise dans l’intérêt public.