L’ÉCHEC DES LIBÉRAUX SUR LE BOIS D’ŒUVRE MET DES EMPLOIS CANADIENS EN PÉRIL

OTTAWA – En réaction à l’annonce d’aujourd’hui selon laquelle les États-Unis vont imposer des droits compensateurs punitifs pouvant aller jusqu’à 24 % sur le bois d’œuvre canadien, le NPD presse le gouvernement libéral de se tenir debout pour les emplois canadiens et le commerce équitable.

« Après avoir prétendu pendant des mois qu’il n’y avait rien à craindre, les libéraux ont failli à la tâche en ce qui concerne le bois d’œuvre et mettent ainsi en péril des milliers d’emplois canadiens. Les producteurs canadiens font maintenant face à des droits punitifs inéquitables qui menacent des scieries de fermeture et qui feront du mal à des communautés partout au pays », a déclaré Tracey Ramsey, porte-parole du NPD en matière de commerce international.

L’industrie canadienne du bois d’œuvre emploie plus de 200 000 personnes d’un océan à l’autre. Lors du dernier conflit sur le bois d’œuvre, environ 400 scieries canadiennes ont fermé, provoquant ainsi la perte de plus de 20 000 emplois. Ces pertes d’emplois frappent de façon disproportionnée les communautés rurales.

« Maintenant que le président Trump a imposé des droits de douane, les Canadiens veulent savoir comment le gouvernement libéral y répondra. La solution n’est pas de se retrouver à nouveau devant les tribunaux, a ajouté Mme Ramsey. Il est grand temps que Justin Trudeau se tienne debout face à Donald Trump et qu’il défende les emplois dans le secteur du bois d’œuvre. »

Les libéraux ont fait la sourde oreille aux demandes de l’Ontario et du Québec, qui réclamaient des garanties de prêts du gouvernement fédéral afin d’aider à s’assurer que les compagnies ne feraient pas faillite en raison des droits imposés par les Américains, droits que les tribunaux commerciaux ont systématiquement jugés injustifiés.

« Les communautés comme la mienne, qui dépendent du bois d’œuvre, sont très inquiètes, a déploré Karine Trudel, députée néo-démocrate de Jonquière. Quelles mesures les libéraux vont-ils prendre pour s’assurer que les travailleurs ne feront pas les frais d’un autre conflit commercial injuste? Nous avons besoin de mesures immédiates, d’un plan concret à court terme, pour faire face à la crise qui se dessine. »