DÉCLARATION DU NPD SUR L’ÉLARGISSEMENT DE LA MISSION MILITAIRE DU CANADA EN IRAK

La porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière, a émis la déclaration suivante :

« Le NPD croit que le Canada a un rôle important à jouer pour lutter contre la menace que pose le groupe État islamique à la communauté internationale et pour alléger les souffrances des victimes du conflit. Nous affirmons depuis longtemps que le Canada ne devrait pas avoir un rôle de combat, mais qu’il devrait plutôt s’employer à tout mettre en œuvre pour couper les vivres du groupe terroriste, y compris son approvisionnement en armes, son financement et sa capacité de recruter des combattants étrangers, et pour améliorer les stratégies de déradicalisation au pays.

 

Nous sommes préoccupés que les libéraux aient choisi d’ancrer plus profondément les Forces canadiennes en Irak dans une mission de combat militaire sans durée prédéterminée, d’autant plus que nous ne savons même pas en quoi consisterait une mission militaire réussie pour le Canada. Bien que nous accueillions favorablement l’annonce gouvernementale d’aujourd’hui quant à l’accroissement de l’aide dans la région, nous sommes préoccupés par le fait que la prestation de cette aide soit liée à une mission militaire.

 

Les libéraux de Justin Trudeau avaient promis de mettre fin à la mission du gouvernement conservateur. Ils avaient également affirmé qu’il fallait définir une ligne claire entre le rôle de combat et le rôle de non-combat. Cette annonce rend encore plus floue cette distinction.

 

Les libéraux ont triplé la mission d’assistance aux forces de sécurité irakiennes. Certains de nos soldats opèrent dans un contexte de champ de bataille et d’autres travaillent pour améliorer le transport tactique au sein du “théâtre des opérations”. De plus, nos forces appuieront directement les bombardements en participant à l’avitaillement des avions et en ciblant l’aide.

 

Alors que beaucoup de questions restent sans réponses, il est impératif que les Canadiens obtiennent plus de détails que ceux qu’ils ont reçus aujourd’hui. Nous nous attendons à ce que le gouvernement tienne un débat de fond et un vote à la Chambre des communes. »